On parle beaucoup de ce qui se passe pendant la séance, rarement de ce qui vient après. C’est dommage : les trois jours qui suivent font toujours partie du soin. Voici ce que les personnes me décrivent le plus souvent, et ce qui aide.
En bref
- Légèreté, flottement ou grande fatigue : les trois réactions sont normales le jour même.
- Des courbatures de vingt-quatre à quarante-huit heures suivent souvent un travail profond.
- Boire, marcher, dormir : c’est ce qui aide le plus, et c’est tout.
Les premières heures
Beaucoup ressortent avec une impression de légèreté, parfois un peu de flottement : le corps vient de lâcher des tensions qu’il portait depuis longtemps, et il lui faut un moment pour se réorganiser. Ce n’est pas le moment de repartir en courant. Marchez un peu, buvez, et laissez la journée se dérouler doucement.
D’autres ressentent au contraire une fatigue franche, une envie de dormir tôt. C’est fréquent après un travail profond, et c’est plutôt bon signe : le corps se met au repos pour intégrer.
On parle de ce qui se passe pendant la séance. Les trois jours qui suivent font pourtant toujours partie du soin.
Les courbatures, et pourquoi elles ne sont pas un échec
Après une séance de reboutologie musculaire en particulier, une sensation de courbature peut apparaître le lendemain et durer vingt-quatre à quarante-huit heures. C’est la réaction normale d’un muscle qu’on est allé chercher en profondeur, comparable à celle qui suit un effort inhabituel. Elle laisse ensuite place à une nette impression de liberté de mouvement.
Si elle vous surprend, dites-le-moi : j’ajusterai la pression à la séance suivante. Rien ne se fait en forçant, et le bon dosage se trouve à deux.
Après une séance d’acupressure, la réaction est en général plus légère : une détente, parfois une envie de dormir tôt, rarement des courbatures.
Pourquoi on se sent parfois moins bien avant d’aller mieux
Cela surprend, et c’est pourtant fréquent. Un corps qui portait une tension depuis des mois avait organisé tout le reste autour d’elle : d’autres muscles compensaient, une hanche travaillait pour l’autre, une posture s’était installée. Quand la tension lâche, cet équilibre de fortune se défait, et il faut deux à trois jours au corps pour en construire un meilleur.
C’est la raison pour laquelle il est important de bien choisir le moment de la séance, afin de laisser au corps le temps de se réorganiser avant les prochaines fortes sollicitations. Il est préférable de ne pas faire de sport intense dans les 48 heures qui suivent la séance, ou 24 heures au minimum.
Ce qui aide vraiment
- Boire davantage que d’habitude, simplement de l’eau.
- Bouger doucement : une marche vaut mieux qu’une séance de sport intense.
- Dormir, si le corps le demande, sans culpabiliser.
- Éviter la position assise prolongée le jour même, si c’est possible.
- S’étendre sur son lit plutôt que sur le canapé : contrairement à ce que l’on croit, le canapé n’est pas notre meilleur ami.
- Une bouillotte chaude sur la zone travaillée, si elle tire un peu.
Ce qui n’est pas normal
Tout ce qui précède est habituel. En revanche, prévenez-moi ou consultez votre médecin si :
- la douleur augmente franchement au lieu de diminuer après quarante-huit heures ;
- un engourdissement ou des fourmillements apparaissent et durent ;
- une zone gonfle, rougit ou devient chaude ;
- la gêne ne ressemble à rien de ce que vous connaissez.
Un appel ne dérange jamais. Il vaut mieux une question de trop qu’un doute gardé une semaine.
Quand revenir ?
Il n’y a ni forfait ni programme. Beaucoup ressentent un changement dès les premières séances, et nous faisons le point ensemble à chaque fois. Pour une gêne installée depuis des mois, deux ou trois séances rapprochées sont souvent utiles avant d’espacer. Les durées et les tarifs et horaires sont indiqués sur le site.
Pour un sportif, le moment de la séance compte autant que son contenu : je détaille quand consulter autour d’un effort.
Une réaction inhabituelle, une douleur qui augmente au lieu de diminuer, une gêne qui ne ressemble pas à ce que vous connaissez : appelez-moi, ou parlez-en à votre médecin. Mieux vaut une question de trop.